DETAILS du BREVET du DISPOSITIF d'ASSISTANCE à la MARCHE HENRI PEYRE

DECISION DE DELIVRANCE

Le Directeur Général de l'Institut National de la Propriété industrielle décide que le brevet d'invention n° 02 13030 dont le texte est ci-annexé est délivré à: PEYRE HENRI - FR

La délivrance produit ses effets pour une période de vingt ans à compter de la date de dépôt de la demande, sous réserve du paiement des redevances annuelles.

Mention de la délivrance est faite au Bulletin officiel de la propriété industrielle n°05/01 du 07/01/05 (n° de publication 2 845 894).

Fait à Paris, le 07 Janvier 2005



2 845 894
02 13030

BREVET D'INVENTION B1

DISPÖSITIF D'ASSISTANCE A LA MARCHE

Date de dépôt : 18/10/02
Priorité :

Date de mise à la disposition du public de la demande : 26/04/04 Bulletin 04/17.

Date de la mise à la disposition du public du brevet d'invention : 07/01/05 Bulletin 05/01

Liste des documents cités dans le rapport de recherche

Références à d'autres documents nationaux apparentés:

Demandeur : PEYRE Henri - FR
Inventeur : PEYRE Henri

Titulaire :

La présente invention est du domaine des appareils de déambulation tels que canne simple, canne anglaise, canne avec appui pour le coude, canne de montagne, béquille à mât unique et déambulateur à roulettes, appareils utilisés par les personnes âgées et handicapées, par les personnes devant subir une rééducation et par les randonneurs pour l'assistance à la marche. Ces appareils comportent un organe de préhension manuelle et une partie allongée dont l'extrémité est destinée à venir en appui sur le sol ils peuvent être utilisés à l'unité ou par paire pour certains.

L'utilisation d'une canne pendant la marche demande un mouvement du bras sur l'avant et de l'épaule vers le haut, le transport de la canne à chaque pas, et une synchronisation des mouvements du bras et des jambes pour une marche régulière. Déplacer une canne à chaque pas peut être une gêne pour des personnes très affaiblies. Si la canne est projetées sur l'avant par un mouvement du poignet, dans le cas d'une canne à poignée recourbée par exemple, l'épaule et le bras doivent suivre, pendant le pas qui suit la projection, le déplacement de la poignée de la canne vers le haut, la canne passant de la position oblique à la position verticale, ce phénomène est plus sensible dans l'utilisation de la canne anglaise et de la béquille, la distance entre le sol et l'organe de préhension varie selon que la canne ou la béquille est oblique ou verticale par rapport au sol. Le déambulateur muni de roulettes est souvent utilisé pendant la rééducation de personnes jeunes. Ces divers appareils d'assistance à la marche n'apportent pas d'effet dynamique dans leur utilisation.

Le dispositif d'assistance à la marche selon l'invention se propose d'apporter des solutions aux inconvénients et aux manques précités.

Le dispositif est caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de restitution d'énergie élastique pour projeter la partie allongée vers l'avant lors du décollement de l'extrémité basse du sol en restituant l'énergie élastique emmagasinée lors de l'appui de la main sur l'organe de préhension manuelle lorsque ladite extrémité basse prend appui sur le sol pendant la phase dite d'avancement, et par la présence d'une articulation autour d'un axe d'articulation précis, sensiblement horizontal, pour articuler ladite partie allongée par rapport à l'organe de préhension manuelle. Les deux parties assemblées par l'axe sont maintenues en position déployées par des systèmes élastiques suivant les agencements suivants :

- à l'intérieur de l'organe de préhension manuelle suivant son axe longitudinal, une extrémité du ressort appuie, directement ou indirectement, notamment par l'intermédiaire d'un piston sur le haut de la partie allongée dont l'extrémité basse est destinée à venir en appui sur le sol. Dans ce cas de figure le système peut comprendre une came plate ou creuse, associée à un piston plat.

- Dans un logement de la partie haute de la partie allongée, suivant son axe, une extrémité du ressort appuie, directement ou indirectement, notamment par l'intermédiaire d'un piston ou d'une tige sur l'organe de préhension manuelle.

- Autour de l'axe d'articulation à l'aide d'un ressort de torsion.

- Par un ressort de traction métallique ou en élastomère reliant l'organe de préhension et la partie allongée.

- Par un ressort métallique ou en élastomère situé dans un logement de la partie haute de la partie allongée dont une extrémité appuie, directement ou indirectement, suivant un axe sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de la partie allongée, sur l'organe de préhension manuelle.

- Par un fil ou une lame travaillant en flexion à l'encontre du mouvement de l'organe de préhension manuelle par rapport à la partie basse du dispositif.

Ces différents systèmes élastiques comportent des moyens de réglage en intensité de l'organe élastique, manuels ou à l'aide d'un outil.

Les mouvements relatifs de rotation de la partie haute de préhension et de la partie allongée sont interdits sur l'avant dans le sens de la marche par des butées franches, les mouvements vers l'arrière sont limités par des butées réglables et peuvent être annihilés. Ces butées réglables peuvent être placées de façon à limiter la course d'appui des organes de préhension vers le bas ou de façon à diminuer cette course en partant de la position haute de l'organe de préhension dans le cas du dispositif présentant des conformations de cannes simples ou de déambulateur. Ces butées sont destinées pour chaque dispositif à donner plus ou moins de liberté à l'articulation ce qui permet le réglage de la course d'appui et de l'amplitude de la projection de l'extrémité allongée du dispositif.

Les réglages de la forces de la retenue élastique, de la course d'appui et de l'amplitude du mouvement de projection de la partie allongée de chaque dispositif sont destinés à adapter le dispositif à la force physique et à l'amplitude des pas de l'utilisateur.

Le système élastique équipant chaque dispositif est destiné à emmagasiner de l'énergie élastique lors de l'appui de l'utilisateur sur l'organe de préhension manuelle, action pendant laquelle l'organe de préhension et la partie allongée basse du dispositif se déplacent angulairement l'une par rapport à l'autre, l'angle intérieur du dispositif formé par l'organe de préhension tendant à se réduire, cette énergie emmagasinée étant restituée pour projeter la partie allongée du dispositif vers l'avant lors du décollement de cette partie du sol permis par un léger relâchement du poignet de la main qui serre l'organe de préhension. La partie allongée du dispositif fait un mouvement de grande amplitude par le truchement des bras de leviers définis par la situation de l'organe de préhension et de l'extrémité de la partie allongée du dispositif par rapport à l'axe d'articulation, sans l'aide d'un mouvement du bras vers l'avant et de l'épaule vers le haut. L'extrémité basse du dispositif décrit un arc de cercle ascendant dont le centre est sur l'axe qui relie les deux parties articulées, le dispositif cherchant à retrouver l'angle initial de repos que font entre eux l'organe de préhension et la partie allongée du dispositif, l'organe de préhension maintenu par l'utilisateur étant en butée en position angulaire basse. Quand l'utilisateur relâche légèrement l'organe de préhension l'extrémité basse du dispositif repose sur le sol, il suffit à l'utilisateur d'avancer en prenant appui sur l'organe de préhension pour que le dispositif se réarme dans la continuité, même ci celui-ci est très en oblique par rapport au sol, sans mouvement du bras ou de l'épaule.

Ainsi équipés du dispositif les appareils de déambulation apportent un amortissement à l'instant du contact de l'embout avec le sol et lors de l'appui, un déplacement régulier de l'utilisateur qui se fait sans mouvements de bras et d'épaule. Dans le cas d'un dispositif présentant une conformation de canne simple la main reste à la même hauteur par rapport au sol au cours de l'avancement par le phénomène du basculement de la poignée. Le dispositif procure une aide dynamique au déplacement par la projection de la partie allongée sur l'avant: le dispositif peut être qualifié de propulsif.

Le dispositif équipant des conformations de canne à poignée inversée, de canne anglaise et de béquille se comporte comme un système à genouillère lors de la phase d'appui et d'avancement, c'est à dire que l'organe de préhension et la partie allongée sont animés de mouvements de rotations relatifs l'un par rapport à l'autre et que l'axe d'articulation avance légèrement au cours de l'appui. Grâce à la longueur des organes de préhension qui crée un bras de levier et un changement de direction d'une partie de la force d'appui. Cet effet genouillère à pour résultat de faire se redresser plus rapidement la partie allongée en cours de l'avancement en partant de la position en oblique du dispositif. Egalement en position d'appui le dispositif à genouillère offre une grande stabilité.

Les conformations équipées du dispositif peuvent être équipées d'embouts basculants pour avoir une bonne assise de l'extrémité basse en contact avec le sol même quand elle se présente en oblique par rapport au sol.
Les conformations équipées du dispositif peuvent être équipées de réglages en longueur connus, ils sont repérés par les lettres RL sur les figures.

Les conformations équipées du dispositif peuvent être munies d'organes de préhension orthopédiques.

REVENDICATIONS

1 - Dispositif d'assistance à la marche, comportant au moins un organe de préhension manuelle et une partie allongée dont l'extrémité basse est destinée à venir en appui sur le sol, caractérisé par le fait que le dispositif comporte un moyen de restitution d'énergie élastique pour projeter la partie allongée (1, 30, 50, 68, 81, 106, 135, 159, 167, 174) vers l'avant du décollement de l'extrémité basse du sol (fig 3, fig13, fig 39, fig 55, fig 65, fig 67) en restituant l'énergie élastique emmagasinée lors de l'appui de la main sur l'organe de préhension manuelle (5, 33, 54, 67, 87, 100, 134, 139, 152, 163, 173) lorsque ladite extrémité basse prend appui sur le sol, pendant la phase dite d'avancement (fig 4, fig 14, fig 40, fig 56).

2- Dispositif selon la revendication 1caractérisé en ce que le moyen de restitution d'énergie élastique comporte un organe élastique (10, 38, 63, 72, 82, 95, 116, 143) du genre ressort, mis en contrainte par l'appui de la main sur l'organe de préhension manuelle (5, 33, 54, 66, 76, 87, 100, 134, 139, 152, 163, 173) et relâché lors du décollement de ladite extrémité pour projeter ladite partie allongée (1, 30, 50, 68, 81, 106, 135, 159, 167, 174) vers l'avant.

3- Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que ledit moyen de restitution d'énergie élastique présente un moyen de réglage de l'intensité de l'organe élastique (15, 39, 65, 73, 83, 96, 128, 130, 144)

4- Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que ledit moyen de restitution d'énergie élastique présente un moyen de réglage (4, 46, 60, 74, 86, 93, 122, 131, 147) de la course d'appui et de l'amplitude de la projection vers l'avant de la partie allongée.

5- Dispositif selon la revendication 1 ou de la revendication 2 caractérisé en ce que ledit moyen de restitution d'énergie élastique comporte une articulation autour d'un axe (3, 32, 53, 70, 84, 94, 105, 142) sensiblement horizontal, pour articuler ladite partie allongée (1, 30, 50, 68, 81, 106, 135, 159, 167, 174) par rapport à l'organe de préhension manuelle (5, 33, 54, 66, 76, 87, 100, 134, 139, 152, 163, 173).

6- Dispositif selon la revendication 1, 2, 3 et 5 caractérisé en ce que l'organe de préhension manuelle (5, 33) contient suivant son axe longitudinal un organe élastique du genre ressort (10, 38) dont une extrémité appuie directement ou indirectement, notamment par l'intermédiaire d'un piston (9, 37)sur le haut (2, 31) de la partie allongée (1,30)dont l'extrémité basse est destinée à venir en appui sur le sol.

7- Dispositif selon les revendications 1,2,3, et 5 caractérisé en ce que le haut (110 138) de la partie allongée (106, 135, 159, 167) présente un logement suivant son axe longitudinal pour un organe élastique du genre ressort (116, 143) dont une extrémité appuie directement ou indirectement, notamment par l'intermédiaire d'un piston (115) ou d'une tige (142), sur l'organe de préhension manuelle (100, 139, 152, 163).
8- Dispositif selon les revendications 1,2,3,et 5 caractérisé en ce que le haut (69, 78, 89) de la partie allongée (68, 81) présente un logement pour un organe élastique du genre ressort (72, 82, 95) dont une extrémité appuie, directement ou indirectement, suivant un axe sensiblement parallèle à l'axe longitudinal de la partie allongée, sur l'organe de préhension manuelle (66,76,87).

9- Dispositif selon les revendications 1,2,3 et 5 caractérisé en ce que l'organe de préhension manuelle (54), et la partie allongée (50) sont reliés par un organe élastique (63) travaillant entre action.

10- Dispositif selon les revendications 1, 2, 3 et 5 caractérisé en ce que l'organe de préhension manuelle (33, 100, 152) et la partie allongée (30, 106, 159) sont articulés entre eux élastiquement à la manière d'une genouillère.

11- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'extrémité basse du dispositif porte un patin ou embout articulé (fig 60, 61, 62) de contact avec le sol

12- Dispositif selon quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comporte un organe de préhension manuelle (5, 33, 54, 66, 76, 87, 100, 134, 139, 152, 163, 173) et une partie allongée (1, 30, 50, 68, 81, 106, 135, 159, 167, 174) et qu'il présente une conformation choisie dans le groupe comportant: les cannes simples (fig 1, fig 22, fig 28, fig 30, fig 35), les cannes à poignées inversées (fig 11), les cannes de montagne (fig 49), les cannes anglaises (fig 37), les béquilles à mât unique (fig 53), les cannes avec appui pour le coude (fig 63), les déambulateurs (fig 66), les parapluies.

13 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le dispositif peut être utilisé en mode de restitution d'énergie ou, alternativement, en mode dit rigide sans restitution d'énergie (fig 10, fig 52).

1. ELEMENTS de l'ETAT de la TECHNIQUE SUSCEPTIBLES d'ETRE PRIS en CONSIDERATION pour APPRECIER la BREVETABILITE de l'INVENTION

Référence des documents
(avec indication, le cas échéant, des parties pertinentes)
NEANT

Revendications du
brevet concernées

2. ELEMENTS de l'ETAT de la TECHNIQUE ILLUSTRANT
L'ARRIERE-PLAN TECHNOLOGIQUE GENERAL

DE86 13 615 U (BACKFISH KURT)
17 septembre 1987 (1987-09-17)

US 5 458 143 A (HERR HUGH M)
17 octobre 1995 (1995-10-17)

EP 0 149 576 A (COMMISSARIAT ENERGIE ATOMIQUE
24 juillet 1985 (1985-07-24)

WO 00 42 967 A (HERMAN JR HARRY)
27 juillet 2000 (2000-07-27)

FR 2 703 246 A (CHEVALIER YVON)
7 octobre 1994 (1994-10-07)

3. ELEMENTS de l'ETAT de la TECHNIQUE DONT la PERTINENCE
DEPEND de la VALIDITE des PRIORITES

REFERENCE des DOCUMENTS
(avec indication, le cas échéant, des parties pertinentes

Revendications du
brevet concernées


NEANT